Français

Le français nécessite des qualités littéraires, rédactionnelles et une certaine aisance à l'orale.

À l'écrit, il faut que vous appreniez à suivre une méthode ! Qu'elle vous plaise ou non, son respect est primordial car en cas contraire, le correcteur n'hésitera pas à vous enlever des points et, en cas extrême, à ne pas noter votre copie.

Cliquez sur l'épreuve choisi :

Le commentaire à l'écrit

* Faire une introduction

* Modaliser ses propos

* Faire une transition

* Trouver du contenu pour vos parties

* Les figures de style

* Enchainer ses idées avec des connecteurs logiques

* Faire une conclusion

Le commentaire oral

L'écriture d'invention

La dissertation

 

Le commentaire à l'écrit

INTRODUCTION : Vous devez commencer par une introduction. Elle doit si possible mentionner l'auteur, son siècle et son courant littéraire ainsi que le titre de l'oeuvre dont est extrait le texte étudié. Vous pouvez parfois situer l'extrait dans l'oeuvre en énonçant ce qui se passe avant et après. Ensuite, la problématique et l'annonce du plan doit être claire.

Par exemple : L'Odyssée a été écrite par Homère au huitième siècle avant Jésus Christ. Cette épopée en vers constitue la suite de L'Iliade dans laquelle l'aède contait la guerre de Troie dans laquelle s'illustrait Ulysse. L'Odyssée narre donc le retour d'Ulysse qui doit surmonter de nombreux obstacles pour rentrer chez lui, au gré des volontés des dieux. Mais en quoi les interventions divines ont-elles un impacte sur le trajet du héros ? Après avoir démontrer que les dieux agissent de nombreuses fois dans le récit, notre seconde partie soulignera l'importance du choix du héros et de sa liberté.

L'USAGE DE MODALISATEURS : Si la deuxième partie dit le contraire de la première, il faut bien entendu savoir modaliser. Cela vous évitera de vous contredire. Pour modaliser, on utilise les modalisateurs : on pourrait croire (ou penser), peut-être, le plus souvent, généralement... On peut aussi faire l'usage du subjonctif.

Exemple sans modalisateur : Ulysse n'a aucune liberté et ce sont les dieux qui tracent son trajet...

Exemple avec modalisateurs : On pourrait croire qu'Ulysse n'a aucune liberté et que ce sont les dieux qui tracent son trajet...

Cela dit, la deuxième parti n'affirme pas le contraire, elle ne fait que nuancer le propos. 

LA TRANSITION : Il faut entre vos deux parties avoir fait une transition qui opère un glissement vers votre deuxième partie. Elle doit alors renverser la situation sans pour autant contredire ce qui a été dit avant.

Exemple : Les dieux obtiennent donc une place prépondérante dans le récit et semblent dirigé les nefs d'Ulysse selon leurs volontés, mais Ulysse peut aussi refuser de se soumettre au destin. Il le fait d'ailleurs quelques fois lors de son aventure...

LE CONTENU : Vous devez énoncer des idées accompagnées de citations dans le texte (mentionnez alors la ligne ou le vers). Il faut avoir au préalable agencer ses idées dans un ordre qui vous mènera vers la seconde partie. Il vaut mieux donc avoir fait un brouillon pour les classer, sans en oublier. Par ailleurs, il est bien de citer quelques autres auteurs qui se rapporte à votre texte. Il est intéressant de savoir identifier des figures de style. Si vous ne vous trompez pas, cette opération peut rapporter de nombreux points.

LES FIGURES DE STYLE :

Allégorie : figuration d'une abstraction par une image, un tableau, souvent par un être vivant. Personnification d'une abstraction.
ex : l'Amour - la Mort (évoquée par une faucheuse).

Allitération : répétition de consonnes, à intervalles perceptibles et propres à porter effet
ex : "Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ?" 

Anacoluthe : absence de liaison, rupture.
ex : le nez de Cléopâtre : s'il eût été plus court, toute la face de la terre aurait changé 
"Vous voulez que ce Dieu vous comble de bienfaits
Et ne l'aimer jamais" 


Analogie : ressemblance partielle entre deux choses qui ne se ressemblent pas dans leur aspect général la relation entre les termes = A est à B ce que C est à D.

Anaphore : répétition d'un mot en tête de phrase ou de membre de phrase
ex : "Rome. l'unique objet de mon ressentiment
Rome à qui vient ton bras d'immoler mon amant Rome." Corneille


Epiphore : répétition en fin de phrase.
Anadiplose : répétition au début d'une phrase d'une expression employée à la fin de la phrase précédente.

Antanaclase : figure qui joue sur l'exacte identité phonique (consonance) et l'altérité sémantique (faits d'homonymie et de polysémie). Le signifiant apparaît donc plusieurs fois dans le discours mais assorti, à chaque fois, d'un signifié différent.
ex : "Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point"  Pascal

Antiphrase : On emploie un mot ou groupe de mots dans un sens contraire à celui qui lui est naturel : on exprime une idée par son contraire. ex: 'C'est du joli !" = désapprobation (procédé ironique).

Antithèse : rapprochement dans le même énoncé. de deux termes désignant des réalités opposées. ou du moins très éloignées. ex: "Ton bras est invaincu, mais non pas invincible." Corneille

Antonomase : figure qui consiste à prendre un nom commun pour un nom propre. ou un nom propre pour un nom commun. ex: un Tartuffe - un Dom Juan.

Aphorisme : formule résumant un point de science, de morale. Maxime, précepte.

Assonance : répétition de voyelles à intervalles perceptibles et propres à porter effet.
ex. : "Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant" Verlaine

Asyndète : suppression des particules de coordination ou des conjonctions. et par ext. de toute liaison attendue ou logique. Ex : "…je n'ai pas été dorloté, tapoté, baisoté. J'ai été beaucoup fouetté. " Vallès 

Catachrèse : procédé d'enrichissement lexical qui, pour pallier une lacune dans le vocabulaire disponible, détourne un mot de son sens ordinaire et l'utilise à la désignation d'une autre réalité, jusque là dépourvue d'appellation propre ou spécifique. ex : le pied de la table

Chiasme : figure qui consiste à placer en ordre inverse les éléments de deux groupes de mots syntaxiquement identiques: A B B'A' ex : "Valse mélancolique et langoureux vertige." 

Ellipse : 1) suppression de mots qui seraient nécessaires à la plénitude de la construction, mais ceux qui sont exprimés font assez entendre pour qu'il ne reste ni obscurité ni incertitude.
ex : "L'ai reconnue tout de suite. Les yeux de son père" Joyce
2) Dans un texte, suppression d'un passage entier : l'ellipse se caractérise alors souvent par un passage à la ligne.


Euphémisme : atténuation de l'expression d'une réalité brutale ou blessante. 
ex : "Il a vécu" (=il est mort).

Gradation : succession de mots ou d'idées classés en ordre croissant ou décroissant d'intensité. 
ex : "Va, cours, vole et nous venge" Corneille

Hendiadyn : figure qui consiste à dissocier en deux éléments coordonnés une formulation qu'on aurait attendue normalement en un seul syntagme.
ex : Respirons l'air et la fraîcheur (= l'air frais).

Homéotéleute : succession de finales semblables à la fin de mots ou de groupes de mots suffisamment proches les uns des autres pour que la répétition soit sensible à l'oreille.
ex : "il v avait cette rumeur de foule qui s'amuse et cette clameur de charlatans et tabarins qui rusent et ce grondement d'objets qui s'usent". Queneau

Hypallage : on reporte grammaticalement une détermination sur un autre mot que celui auquel il se rapporte par le sens
ex : "Trahissant la vertu sur un papier coupable". Boileau

Hyperbate : figure qui consiste à ajouter un élément à une phrase. ou à une proposition qui paraissait sémantiquement et syntaxiquement achevée (= rallonge).
ex : "Partout on entend des cris, partout on voit la douleur et le désespoir, et l'image de la mort"Bossuet

Hyperbole : exagération dans les termes qu'on emploie pour insister sur une idée. ex :Il avait une telle soif qu'il aurait bu toute l'eau du lac.
ex : "Je me meurs. Je suis mort. Je suis enterré." 

Hypotypose : figure consistant à décrire une scène de manière si vive, si énergique et si bien observée qu'elle s’offre aux yeux avec la présence, le relief et les couleurs de la réalité.

Métonymie : figure par laquelle un mot désignant une réalité A se substitue au mot désignant une réalité B en raison d'un rapport de voisinage, de coexistence, d'interdépendance qui unit A à B. 
ex : -un Camus (= un ouvrage de Camus) = métonymie de la cause par l'effet.

Mise en abyme : D’après une image de Gide, procédé ou structure par lesquels, dans une oeuvre, un élément renvoie à la totalité (tableau dans le tableau, récit dans le récit).

Oxymore : rapprochement dans une même unité syntaxique de deux termes qui paraissent se contredire.
ex : "Cette obscure clarté qui tombe des étoiles" Corneille

Paradoxe : affirmation contraire à la logique et au témoignage des sens 
 
Paronomase : rapprochement de mots dont le son est à peu près semblable mais dont le sens est différent. 
ex : "Lingères légères" Eluard

Périphrase : au lieu d'un seul mot, on en met plusieurs qui forment le même sens. 
ex : L’oiseau de Jupiter (= l'aigle)

Prétérition : dire quelque chose en affirmant qu'on ne veut pas le dire. 
ex : Je ne rappellerai pas sa malhonnêteté, mais seulement son incompétence...

Prolepse : 1) prévenir des objections en se les faisant à soi-même et en les détruisant d'avance (réfutation anticipée).
ex : Vous me direz à quoi sert cet appendice caudal ? Mais c'est purement décoratif (Claudel)
2) anticipation d’un évènement ou d'un épisode. 

Prosopopée : mettre en scène, faire parler ou agir, une personne que l'on évoque (absente ou morte), un être surnaturel ou même un être inanimé.
ex : Elle me dit: Je suis l'impassible théâtre que ne peut remuer le pied de ses acteurs" Vigny

Redondance : redoublement expressif de l'idée par plusieurs mots
ex : "Ce qu'il faut à tout prix qui règne et qui demeure 
Ce n'est pas la méchanceté, c'est la bonté"


Pléonasme : répétition de mots inutile, qui peut être une maladresse (ex : descendre en bas) ou un effet voulu pour donner plus de force à l'expression.
ex : "En vain la plus vieillesse m'accable de son poids pesant".

Stichomythie : dialogue de théâtre dans lequel les répliques s'enchaînent vers par vers. Par extension se dit de tout échange où le changement de locuteur tend à s’accélérer.

Syllogisme : mise en rapport logique de deux prémisses (= affirmations), une majeure et une mineure, dont on tire une conclusion. ex: "Tous les hommes sont mortels (majeure) 
Or Socrate est un homme (mineure) 
Donc Socrate est mortel." (conclusion)


Synecdoque : figure qui remplace le terme A par un terme B dont le sens inclut celui de A (ou est inclus par A).
ex: - une lame (= une épée > la partie pour le tout B inclus dans A).
- un mortel (= un homme> B = qualité d'une personne (ou d'une chose)
- de beaux ivoires => B = la matière d'un objet A


Zeugma : figure qui consiste à réunir plusieurs membres de phrase au moyen d'un élément qu'ils ont en commun et qu'on ne répétera pas. Le zeugma réunit en particulier un terme abstrait et un terme concret. 

 

LES CONNECTEURS LOGIQUES : Le problème est d'enchainer des idées. Pour que cela paraisse naturel, il vous faudra user de connecteurs logiques. En voici une liste : 

Les connecteurs d'additionEt, de plus, puis, en outre, non seulement ... mais encore, de surcroît, ainsi que, également.

Les connecteurs d'alternativeOu, soit ... soit, tantôt ... tantôt, ou ... ou, ou bien, seulement ... mais encore, l'un ... l'autre, d'un côté ... de l'autre.

Les connecteurs de butAfin que, pour que, de peur que, en vue que, de façon à ce que.

Les connecteurs de causeCar, en effet, effectivement, comme, par, parce que, puisque, attendu que, vu que, étant donné que, grâce à, à cause de, par suite de, en égard à, en raison de, du fait que, dans la mesure où, sous prétexte que.

Les connecteurs de conséquenceDonc, aussi, partant, alors, ainsi, ainsi donc, par conséquent, si bien que, d'où, en conséquence, conséquemment, par suite, c'est pourquoi, de sorte que, en sorte que, de façon que, de manière que, si bien que, tant et si bien que.

Les connecteurs de comparaisonComme, de même que, ainsi que, autant que, aussi ... que, si ... que, de la même façon que, semblablement, pareillement, plus que, moins que, non moins que, selon que, suivant que, comme si

Les connecteurs de concessionMalgré, en dépit de, quoique, bien que, alors que, quel que soit, même si, ce n'est pas que, certes, bien sûr, évidemment, il est vrai que, toutefois.

Les connecteurs de conclusionEn conclusion, pour conclure, en guise de conclusion, en somme, bref, ainsi, donc, en résumé, en un mot, par conséquent, finalement, enfin, en définitive.

Les connecteurs de conditionSi, au cas où, à condition que, pourvu que, à moins que, en admettant que, pour peu que, à supposer que, en supposant que, dans l’hypothèse où, dans le cas où, probablement, sans doute, apparemment.

Les connecteurs d'énumérationD'abord, tout d'abord, de prime abord, en premier lieu, premièrement, en deuxième lieu, en second lieu, deuxièmement, après, ensuite, de plus, quant à, en troisième lieu, puis, en dernier lieu, pour conclure, enfin.

Les connecteurs d'illustrationPar exemple, comme ainsi, c'est ainsi que, c'est le cas de, notamment, entre autres, en particulier.

Les connecteurs de justificationCar, c'est-à-dire, en effet, parce que, puisque, en sorte que, ainsi, c'est ainsi que, non seulement ... mais encore, du fait de.

Les connecteurs d'oppositionMais, cependant, or, en revanche, alors que, pourtant, par contre, tandis que, néanmoins, au contraire, pour sa part, d'un autre côté, en dépit de, malgré, au lieu de, d'une part...d'autre part.

Les connecteurs de restrictionCependant, toutefois, néanmoins, pourtant, mis à part, ne ... que, en dehors de, hormis, à défaut de, excepté, sauf, uniquement, simplement.

CONCLURE : Pour conclure, il faut synthétiser le cheminement du commentaire. Une ouverture est appréciable : elle se présente sous la forme d'une question. C'est en fait une autre problématique qui pourrait suivre à la vôtre. 

Exemple : Si Ulysse parvient à infléchir les volontés des dieux, n'est-il pas un dieu lui même, un dieu parmi les hommes, rattrapé cependant par sa condition de mortel ?

 

Le commentaire oral 

Introduisez votre texte puis lisez le jusqu'à ce que votre examinateur vous fasse signe d'arrêter. Il est préférable de lire à haute et intelligible voix et surtout de regarder celui qui vous écoute. Dans le cas contraire, vous risqueriez de ne pas voir le hochement de tête qui signifiait en fait l'arrêt de la lecture ! Vous lirez beaucoup mieux si vous vous êtes entrainé avant car bloquer sur un mot inconnu ou se tromper en scandant des vers peut être une grosse faute !

Vous devez trouver le plus de figures de style pour illustrer vos propos mais chaque erreur vous fera perdre des points ! Alors parfois, il vaut mieux ne rien dire plutôt que de dire une erreur. Il faut noter que quelques références à des livres ou des auteurs permet de compléter votre commentaire. Vous pouvez donc faire une liste des livres lus durant l'année et de la montrer de façon ostentatoire durant l'épreuve pour qu'il y jette un oeil !

Vous devrez vous abstenir de provoquer votre examinateur, de le contredire sans expliquer. En effet, il essaiera peut-être de voir si vous oserez le contredire en exprimant son désaccord avec certains points de votre commentaire. N'hésitez pas à exposer votre point de vue mais en ayant des preuves concrètes ! 

 

L'écriture d'invention

Un sujet vous est donné, il vous faut absolument le suivre parfaitement, sans jamais sortir du sujet car ceci pourrait vous coûter de nombreux points ! Vous devez, pour cette partie de l'épreuve, connaître la méthode d'écriture de nombreux genres littéraires. 

LE ROMAN : L'histoire ne doit pas être trop complexe mais pas trop simple non plus. Dans tous les cas, un effet de surprise est attendu à la fin. Cependant, les correcteurs sont souvent agacés par des fins où tout le monde meurt, où le héros est en fait l'enfant caché du président de la république. Evitez donc à tout prix ces histoires rocambolesques ! Ce qui pourrait choquer, répugner les correcteur est à éviter aussi, comme la description de scènes de sexe, de viols, de meurtres... Il faut donc faire preuve de bien séance ! Il s'agit donc plus d'imiter une nouvelle où la fin est très élaborées et ingénieuse. 

Par ailleurs, il faut respecter le ton de l'histoire : tragique, comique, humoristique, pathétique, ... Relisez toujours le texte dont vous devez écrire la suite pour ne pas commettre d'erreurs comme changer l'âge, le nom, le sexe, la profession d'un personnages. Il faut analyser le rapport entre les personnages et ne pas changer malencontreusement un "vous" par un "tu", ce qui serait pénalisé !

LE THEÂTRE : Il faut suivre rigoureusement la même mise en page que le texte de départ. Vous devez faire figurer des didascalies, le nom des personnages. Il faut savoir faire se mouvoir dans l'espace vos personnages, décrire leurs gestes, leurs costumes... Un peu d'humour est parfois le bienvenu !

LA LETTRE : Vous devrez mentionner l'expéditeur, la date, l'adresse, le destinataire... Il faut user de lyrisme ou d'humour. L'usage de figures de style est attendu. Votre vocabulaire doit être le plus riche possible !

 

La dissertation

Le schéma antithèse, thèse, synthèse doit toujours être respecté ! Vous mettez donc dans votre première partie ce en quoi vous ne croyez pas et dans le deuxième partie, ce que vous défendez. La première partie est donc une suite d'argument de concession qui doivent tous pouvoir être renversés dans votre seconde. Il s'agit là encore de modaliser (voir partie commentaire) pour ne pas se contredire tout à fait. Dans votre conclusion, on devra sentir que la réponse est en fait une synthèse du pour et du contre. 

Vous devez illustrer chaque argument d'un exemple pioché dans la littérature, dans le cinéma, ou dans l'actualité. Veillez à privilégier les exemple littéraires qui seront récompensés ! Il faut à chaque fois préciser l'oeuvre et l'auteur. Un exemple tiré du cinéma devra être bien choisi car il y a le risque de tomber dans le cinéma populaire qui ne sera pas apprécié (évitez de citer les bronzés !)

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site