Histoire Géographie

Le programme étant, avec la philosophie, l'un des plus lourds de la terminale, on vous conseille d'apprendre les fiches dès la rentrée en terminale et durant chaque vacance. Cliquez sur le chapitre voulu :

Bilan de la guerre

Souci de mémoire

La guerre froide

-La formation de deux blocs

-La guerre de Corée

-Après Staline

-La crise de Cuba et la guerre du vietnam

-Les relations entre les deux grands

-La fin de l'URSS

Les guerres israelo-arabes

La décolonisation

Le mouvement des non-alignés

L'Europe depuis 1945

La France depuis 1945

 

Bilan de la guerre

50 millions de morts dont 9 millions dans les camps (6 millions de juifs et 3 millions d'autres : homosexuels, tziganes, handicapés, résistants...)

Le Japon et les pays de l'est (URSS) sont les plus touchés.

30 millions de déplacés notamment avec le STO (service travail obligatoire) et l'exode lors des conflits. 

L'économie française est exsangue : -33 % de production agricole (rationnement jusqu'en 1949) et -47 % de production industrielle.

La moitié du réseau ferré est détruit. 

Dézanification : procès de Nuremberg du 20/10/1945 au 30/09/1945 pour juger les grands criminels de guerre. 

-Epuration sauvage (les femmes ayant eu des relations sexuelles avec l'ennemis sont rasées, les collaborateurs sont tués) qui fait 10 000 victimes. 

-Epuration légale qui ne juge que les dirigeants comme Pétain qui est exilé.

Traumatisme social : bombe nucléaire (Hiroshima le 06/08/1945 et Nagasaki le 09/08/1945)

Naissance de la philosophie existentialiste, l'homme peut disparaître. Paul Valéry : "On sait maintenant que l'homme est mortel !"

Un nouvel ordre mondial : Création de l'ONU en 1945 avec cinq membres du conseil de sécurité qui sont les Etats-Unis, le Royaume Uni, l'URSS, la France et la Chine. Hégémonie des Etats-Unis (60% du stock d'or après la guerre) renforcée par les accords de Bretton Woods (le dollar est seule monnaie convertible en or). Création de deux blocs dans le cadre de la guerre froide. L'Europe passe au second plan.

 

Souci de mémoire

En réalité, il n'y a que 1% de français qui ont résisté contre l'occupant allemand. Les autres étaient pétinistes (ils croient que Pétain va obtenir la libération de la France), attentistes (ils survivent aux conditions difficiles et ne luttent pas) ou encore collaborateurs. 

Résistancialisme gaulliste qui apparait avec le Gouvernement Provisoire de la République Française (GPRF). Il vante les mérites des résistants et met en place le mythe d'une grande réistance de la part des français. Il disparait avec la quatrième république pour renaître avec l'investiture de De Gaulle en 1958.

L'apogée de ce résistancialisme vient le 18 décembre 1964 avec le transfert des cendres de Jean Moulin au Panthéon (discours de Malraux).

La mémoire est sélective à cause du rapprochement avec la RFA dans le cadre de la construction européenne. Les horreurs de la déportation sont alors occultées.

Résistancialisme communiste vante les mérites de la résistance communiste parmi laquelle 75 000 personnes meurt en martyr. Ce résistancialisme fait le succès du parti avant la guerre froide. Il faut aussi rappeler que c'est l'armée rouge 

La vérité de Vichy et de la Shoah n'éclate que dans les années 1970 grâce au travail des historiens comme Paxton, à des films comme Shoah de Lanzman. Il y a aussi le procès du tortionnaire Barbie qui reste dans les mémoires. L'association des Filles et des Fils des Juifs de France (FFDJF) contribue à cette avancée. La mémoire de la déportation connait un tournant décisif en 1990 avec la loi de Gayssot (imprescriptibilité des crimes nazis) et la reconnaissance officielle de la déportation en 1995 par Jacques Chirac. 

 

La guerre froide, les grandes étapes

La formation de deux blocs aux idéologies (système de pensée) antagonistes :

1941 : formation de la Grande Alliance (URSS-Etats-Unis-Royaume-Uni) contre l'Allemagne nazie.

1947 : L'URSS s'oppose à Yalta en interdisant des élections libres en Europe de l'Est. Il y a donc fin de la Grande Alliance. Il y a satellisation des républiques populaires qui sont intégrées au bloc communiste sous l'égide du Kominform et dans l'économie soviétique (organisation économique COMECOM).

Les tensions commencent quand la France, les Etats-Unis et le Royaume-Uni réunissent leurs morceaux de l'Allemagne pour n'en faire qu'un seul : la RFA. Staline n'admet pas cela.

Ensuite, en réaction à la propagation du communisme sur tous les continents (Europe de l'Est, Chine, Nicaragua, ...), les Etats-Unis mettent en place une politique d'endiguement (containement) du communisme. La pactomanie joue aussi un grand rôle : c'est former des unions ou signer des traités pour s'assurer le soutien d'un pays comme par exemple l'ANZUS (Australie-Nouvelle-Zélande-USA) en 1951 ou l'OTASE (organisation de l'Asie de Sud-Est) en 1954.

Pour s'assurer du recul du communisme en Europe, le plan Marshall est créé. Pour bénéficier de ses 13 milliards de dollars (qui sont des dons ou des prêts à taux très faible), il ne faut pas avoir une politique communiste. 

Deux doctrines (systèmes de pensée) s'oppose dans le monde : -La doctrine Truman (Etats-Unis) qui débouche sur l'aide à l'Europe (plan Marshall) et qui définit des alliés sûr pour les Etats-Unis et leur protection sous le parapluie atomique.

-La doctrine Jdanov (URSS) qui débouche sur la création en 1947 du kominform qui fédère et contrôle tous les partis communistes (il est responsable des élections truquées), du COMECOM, union économique construite autour de l'URSS (mise en place de plan quinquennaux = sur cinq ans, quotas de production à atteindre) et de la signature du pacte de Varsovie en 1955 qui crée une union militaire Cette doctrine dénonce l'impérialisme américain qui se constitue un empire contre l'URSS.

Il faut noter que la Yougoslavie se désolidarise du bloc en 1948 avec l'arrivée au pouvoir du dictateur Tito. En 1948 également, le coup de Pragues montre les premières limites du bloc : Le président Bénès en Tchécoslovaquie voulait accepter le plan Marshall mais Staline refuse et, à coup d'élection truquées, provoque la chute du président et l'entrée du pays dans le bloc. La première crise de Berlin de juin 1948 à mai 1949 exacerbe les tensions entre les deux Grands : Berlin, qui est enclavée en RDA (URSS) et qui est pourtant à moitié américaine fait l'objet d'un blocus des soviétiques. Il faudra un pont aérien mis en place par les Américains pour ravitailler la ville et stopper le blocus devenu alors inutile.

La guerre de Corée : C'est une guerre par pays interposé. Les deux Grands choisissent chacun un camp et l'aide à gagner le conflit. Dans cette guerre, les Etats-Unis choisissent donc la Corée du Sud et l'URSS choisit la Corée du Nord. La scission du pays est proclamée en 1948 et en 1950, la Corée du Nord envahit le Sud. La guerre se soldera par une défaite du Nord (grâce à l'aide des Etats-Unis apportée au Sud) et par un lourd tribu humain : 5 millions de morts.

Après Staline : Staline meurt en 1953, il est remplacé par Khrouchtchev qui met en place la déstalinisation : il dénonce les crimes du régime stalinien, l'épuration, le culte de la personnalité... C'est l'époque de la coexistence pacifique avec les Etats-Unis : cela signifie que l'on reconnait l'adversaire sans chercher à l'anéantir. Ils ne s'insurgent pas dès que l'autre commet une erreur comme le soulèvement de Budapest en 1956 (manifestations anti-communistes menées par Imre Nagy), réprimé par l'armée soviétique qui ne fait l'objet d'aucune contestations aux Etats-Unis.

En 1961, Berlin connait une deuxième crise. À la suite de migrations importantes d'allemand de l'Est partant en RFA, l'URSS construit un mur de 155 km à travers Berlin.

La crise de Cuba en 1962 est importante car elle a failli déboucher sur un conflit ouvert, conflit qui aurait connu l'usage de bombes nucléaires !  En 1959, Fidel Castro renverse le dictateur pro-américain Baptista. À la suite du débarquement dans la baie des cochons organisés par des anti-castristes américains, Fidel Castro donne l'autorisation à l'URSS d'implanter sur son sol des rampes de lancement de missiles : les Etats-Unis peuvent dès alors être attaqué sur le territoire ! Kennedy ordonne donc la mise en place d'un blocus autour de Cuba. La crise est résolue par des accords mutuels : l'URSS désinstalle ses rampes de lancement et les Etats-Unis acceptent d'enlever les leurs de Turquie et n'attaqueront pas Cuba. 

La guerre du Vietnam (1964-1973) :

En 1954, la France perd l'Indochine. Le Vietnam se scinde en deux : le Nord communiste gouverné par Hô Chi Minh et le Sud pro-américain gouverné par Diem. Au Sud Vietnam, le Front de Libération : Vietcong est soutenu par le Nord. Le président américain Johnson bombarde le Nord Vietnam, ce qui engendre une riposte : le Têt, matée tout de même par les Etats-Unis. L'opinion publique est choquée par la violence employée. Nixon finira par retiré ses troupes du "bourbier vietnamien". La fin de la guerre est signée lors des accords de Paris en 1973. Il y aura eu 3 millions de morts. Les Kmers rouges vont prendre le pouvoir dans un pays voisin : le Cambodge, et liquider 3 millions de personnes, suspectées d'être contre le pouvoir communiste soutenu par la Chine. 

Relations entre les deux grands

En 1968 survient le printemps de Prague. Dubcek entend mettre en place "un socialisme (communisme) à visage humain". Brejnev qui a succédé à Khrouchtchev en 1964, réprime violemment cet espoir de liberté. La doctrine Brejnev empêche, dès alors, tout pays de se désolidariser du bloc.

En 1975, il y a un rapprochement entre l'URSS et les Etats-Unis qui signent les accords de Helsinki pour permettre aux peuples d'élire librement leurs gouvernements. Ces accords ne seront jamais appliqués. Les Etats-Unis, sous Carter qui préside de 1977 à 1981, vont avoir une politique des "bons sentiments" pour connaître sous Reagan un durcissement des relations. En effet, le président élu en 1981 va prononcer cette phrase célèbre : "America is back" et définir l'URSS comme l'empire du mal !

De 1983 à 1987, la guerre froide prend un tournant dangereux avec la guerre des euromissiles. L'Europe est en danger nucléaire. Les traités de Washington mettront fin au conflit.  La démilitarisation va s'enclencher réellement à cette date avec la signature de START 1 en 1991, de START 2 en 1993. Rappelons qu'elle avait déjà commencé avec la signature de SALT 1 et SALT 2. Tous ces traités permettent le réduction du nombre d'armes nucléaires. 

Fin de l'URSS

Des troubles au niveau politiques apparaissent dès la fin de l'ère Brejnev en 1982. En effet, il est remplacé par Andropov qui ne reste au pouvoir que deux ans. Tchernenko prendra sa suite pour n'y rester qu'une seule année. Et c'est finalement Gorbatchev qui prendra le pouvoir. Il va mettre en place des réformes comme la Perestroïka qui change le visage de l'économie (les plans quinquennaux n'étaient en fait plus respectés et l'économie soviétique était exsangue à l'arrivée de Gorbatchev). Il va donc réinstaller une notion éradiquée depuis longtemps : la propriété (accords de beaux (pluriel d'un bail) très longs). 1988 voit aussi l'apparition du chéquier. L'économie s'ouvre aux investissement étrangers. Une autre réforme, la Glasnost, met fin au rideau de fer et met e place une politique de vérité (ainsi la catastrophe de Tchernobyl ne sera pas cachée aux puissances occidentales). À la place des traditionnels voeux del'an 1991, Gorbatchev annonce sa démission : l'URSS éclate et les anciennes républiques indépendantes forment la Communauté d'Etats Indépendants (CEI) qui ne compte pas parmi ses membres les trois pays Baltes (Lettonie, Lituanie et Estonie). C'est pour cela qu'aujourd'hui, seules ces trois républiques font partie de l'Union Européenne.

Au niveau des républiques populaires, la Pologne devient indépendante grâce au parti Solidarnosc (1980) qui porte à la tête du pays Lech Walesa

L'Allemagne signe, quand à elle, le traité 2 + 4 (RFA et RDA + France, Royaume-Uni, Etats-Unis et URSS) et se réunifie le 3 octobre 1990. Le mur de Berlin est alors démoli.

 

Les guerres israelo-arabes

29 novembre 1947 : partage entre Israël et Palestine sous l'égide de l'ONU. L'organisation n'est pas entendue et Israël s'accapare tout le territoire. 

14 mai 1948 : naissance officielle d'Israël. 

1948-1949 : la ligue arabe attaque Israël qui sort gagnante du conflit.

26 juillet 1956 : Crise de Suez. Nasser, président égyptien, nationalise le canal de Suez qui appartenait auparavant à la France et au Royaume-Uni. Ces deux pays, allié à Israël attaque l'Egypte.

5 à 10 juin 1967 : guerre des six jours. Israël gagne et multiplie par deux son territoire en colonisant le Sinai. 

1973 : guerre du Kippour. Nasser mort, il est remplacé par El-Sadate qui, allié à la Syrie, attaque Israël. La guerre se conclut en 1973.

Aujourd'hui, les résolutions de l'ONU ne sont pas respectées et les colonies israëliennes en terre arabe ne sont pas démantelées comme il le faudrait. La Palestine n'a pas de pays propre. La puissance des deux peuples est asymétriques, les palestiniens font l'intifada (guerre des pierres). Les relations de la France avec ces deux peuples sont ambiguës : notre pays se veut allié de deux pays en même temps, voulant un état palestinien tout en ménageant Israël.

 

La décolonisation

L'URSS et les Etats-Unis sont contre la colonisation, la première à cause de son idéologie, la deuxième à cause de la souffrance d'avoir subi la colonisation anglaise. Ils vont alors pousser les puissances européennes affaiblies par la guerre à donner l'indépendance à leurs colonies.

Le cas de l'Inde : C'est une colonie anglaise indépendante depuis 1947. L'indépendance est suivie d'une partition qui débouche sur la création de deux états : l'Inde (Hindouiste) et le Pakistan (musulman). Nehru remplace Gandhi assassiné en 1948. En 1971, le Pakistan se partage pour donner le Pakistan et Bangladesh. Cette partition entraine l'exode de 10 millions de personnes. 

La cas de l'Indonésie : C'est une colonie des néerlandaise qui devient indépendante à la suite d'une guerre avec les Pays-Bas qui est finalement réglée par l'ONU en 1949. C'esta lors un personnage qui va avoir un rôle important dans le mouvement des non alignés (voir plus bas) : Soekarno. 

Le cas de l'Indochine : C'est une colonie française qui qui en devenant indépendante 1954 donnera le Laos, le Cambodge et le Vietnam. En 1941, un mouvement indépendantiste : le Viet Minh apparait. Hô Chi Minh proclame l'indépendance du Vietnam en 1945 mais la France n'acceptant pas cela, elle bombarde la ville d'Haïphong en 1946 et fait 6000 morts. En représailles, le viet Minh massacre 600 français à Hanoï. Les deux pays s'engagent alors dans la guerre et les vietnamiens vaincront les français en 1954 à Diêm Diêm Phu ! L'indépendance est proclamée.

Le cas du Maghreb et de l'Algérie : La France donne leur indépendance à la Tunisie (le 20 mars 1956) et au Maroc (le 21 mars 1956). Elle ne veut pas en faire de même pour l'Algérie parce que c'est une colonie de peuplement (1 millions de français y habitent : les pieds noirs) et parce que ce pays regorgent de ressources. Une guerre s'engage et fait 250 000 morts. C'est De Gaulle qui donne l'indépendance aux algériens le 3 juillet 1963 après avoir rapatrié les pieds noirs. 

Le cas de l'Afrique anglaise : La décolonisation se passe presque automatiquement sans problème pour le Ghana en 1957, le Nigéria en 1960, l'Ouganda en 1962 qui sont des colonies britanniques. Mais la décolonisation se passe mal au Kenya en 1963 (car colonie de peuplement) et en Afrique du Sud (indépendante depuis 1945 mais où les blancs mettent en place l'Apartheid jusqu'à Mandela en 1993.

Le cas de l'Afrique française : La décolonisation se passe bien grâce à la loi Cadre Deferre.

Le cas de l'Afrique belge : Le Congo belge devient le Zaïre qui tombe dans la guerre civile.

 

Le mouvement des non-alignés

À partir de 1950, certains pays refusent d'entrer dans l'un des camps de la guerre froide : le bloc communiste ou les pays alliés des Etats-Unis. Ils décident donc de transformer le monde bipolaire en monde multipolaire. Quatre hommes vont initier ce mouvement : Nehru (Inde), Nasser (Egypte), Tito (Yougoslavie), Soekarno (Indonésie). En 1955, la conférence de Bandoung jette les bases du mouvement qui a réuni de nombreux pays durant la guerre froide jusqu'à s'essouffler progressivement.

 

L'Europe depuis 1945

La CECA (communauté d'échange de l'acier et du charbon) est créée en 1951 avec le principal but d'éviter la guerre par l'échange économique. Elle est lancée grâce à quatre hommes : Jean Monnet (commissaire du plan de la reconstruction européenne), Robert Schuman, Adenauer (chancelier de la RFA), De Gasperi (président italien). C'est une union surpa-nationale (au-dessus des gouvernements) qui regroupe tout d'abord six pays qui sont la France, l'Allemagne, les Pays-Bas, le Luxembourg, la Belgique et l'Italie. 

En 1952, ces pays entrent dans une union militaire : la Communauté Européenne de Défense (CED) qui est un échec. En effet, mise en oeuvre par un Français, Pleven, elle éclate quand la France en sort sous le gaullisme dont la principale idée est l'anti-américanisme. La CED était en effet accusée de pouvoir être contrôlée par les Etats-Unis.

En 1957, le traité de Rome crée la CEE (Communauté Européenne d'Echange). Vient aussi la création de l'Euratom, programme chargé du partage du nucléaire civil en Europe.

1958 : La CEE devient une union douanière chargée de faire diminuer et de supprimer progressivement les droits de douanes entre les frontières des membres de l'union.

1962 : Création de la Politique Agricole Commune (PAC) qui permet l'autosuffisance alimentaire grâce à la modernisation de l'agriculture. L'organisme FEOGA assure aux paysans des prix trois fois supérieurs aux cours mondiaux. Au début, la PAC nécessite 80% du budget de l'union.

1984 : Signature des accords de Lomé (appelés depuis 2000 accords de Cotonou) qui assurent à 79 pays ACP (Afrique Caraïbe Pacifique) une coopération commerciale. L'union s'engage à acheter leurs produits obligatoirement à un prix correct. 

1985 : Création de l'espace Schengen qui permet le déplacement des biens, des capitaux et des personnes librement dans les pays signataires. Il faut noter que tous les pays membres de l'union ne sont pas dans cet espace et la présence de la Suisse (pays non européen). Au frontière de l'espace, l'immigration est très contrôlée (80% des immigrés sont refoulés).

1986 : Acte unique européen qui renforce l'union.

7 février 1992 : Création de l'Union Européenne. Traité de Maastricht. Mise en place de l'Union Economique et Monétaire (UEM) et création de la Banque Centrale Européenne (BCE) à Francfort. Création d'un union militaire : l'Eurocorps dont ne font parti que cinq pays (France, Allemagne, Belgique, Espagne et Luxembourg). 

2002 : Adoption de l'euro. Aujourd'hui, seize pays l'ont : France, Allemagne, Belgique, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Espagne, Portugal, Irlande, Autriche, Slovaquie, Slovénie, Grèce, Finlande, Chypre et Malte. Sont associés les micro-états : Vatican, Saint-Marin, Andorre, Monaco.

Les élargissements progressifs

1952 : France, Allemagne (RFA), Italie, Belgique, Pays-Bas, Luxembourg.

1973 : Irlande, Royaume-Uni, Danemark.

1981 : Grèce

1986 : Espagne, Portugal.

1995 : Autriche, Suède, Finlande.

2004 : Chypre, Malte, Estonie, Lettonie, Lituanie, Pologne, Hongrie, République Tchèque, Slovaquie, Slovénie.

2007 : Roumanie, Bulgarie.

Certains pays veulent adhérer à l'Union : Turquie, Macédoine, Croatie, ...

 

La France depuis 1945

À la fin de la guerre, De Gaulle est le chef de la résistance et du Gouvernement Provisoire de la République Française (GPRF). Il envoie en province des commissaires de la république chargée de ressouder la France. Une épuration légale condamne aussi 7000 personnes à la mort pour avoir collaboré. Seulement 10% mourront réellement.

Un référendum (vote de la population française) rejette la troisième république (96% des votes contre). De Gaulle est évincé de la scène politique durant la quatrième république qui voit se former un tripartisme (suprématie de trois partis politiques : le SFIO, le PC et le MRP). Ce tripartisme prend fin en 1947 avec l'éviction des communiste, exilé avec la guerre froide et la guerre d'Indochine qui les rend impopulaire (car ils sont contre la colonisation). Il n'y a que deux présidents : Vincent Auriol (1947-1954) dont le mandat est marqué par la guerre d'Indochine et René Coty (1954-1959). Ce dernier accepte la décolonisation (Tunisie et Maroc) mais néglige la CECA. Il demande à de Gaulle de la remplacer en 1959 pour régler la crise algérienne. La quatrième république voyait un législatif fort ce qui engendrait une instabilité politique, les gouvernements changeaient environ tous les six mois ! La cinquième république est beaucoup plus stable car il y a un exécutif fort. Il existe deux types de majorités, la majorité présidentielle (si l'assemblée est du parti du président) ou parlementaire (si l'assemblée est d'un autre parti). Le pouvoir exécutif et législatif se contrôle mutuellement, le président pouvant dissoudre l'assemblée et l'assemblée pouvant mettre une motion de censure sur le gouvernement.

De Gaulle (1959-1969) : Elu par un collège électoral, il met en place le suffrage universel direct en 1962 (les français peuvent donc élire leur président). Il veut redonner à la France sa grandeur passée. Il refuse donc l'hégémonie des Etats-Unis et retire son pays de l'OTAN en 1966. Il se rapproche de la RFA pour consolider l'Europe qu'il voyait comme un contre-poids à la puissance américaine. Il s'oppose aussi à l'entrée du Royaume-Uni dans la CEE en 1963 e 1967. Par contre, il ne parvient pas à gérer la crise de 1968 (10 millions de grévistes, pays paralysé) et renvoie son premier ministre qui est alors Pompidou. 

Pompidou (1969-1974) : Il accepte l'entrée du Royaume-Uni en 1973. Il modernise l'industrie et l'agriculture mais fait face à la crise pétrolière de 1973 juste avant de mourir en 1974.

Giscard d'Estaing (1974-1981) : Il abaisse la majorité de 21 ans à 18 ans. Il légalise l'Intervention Volontaire de Grossesse (IVG) : loi Veil. 

Mittérand (1981-1995) : Seul président de gauche et celui ayant exercé le plus long mandat. Il abolit la peine de mort et met en place la cinquième semaine de congé payés ainsi que de nombreuses réformes sociales. 

Chirac (1995-2007) : Il met en place le quinquennat (seulement cinq ans de mandat pour les présidents contre sept auparavant). Il connait une cohabitation avec Jospin après avoir dissout l'assemblée en 1997 et ainsi avoir permis la victoire des socialistes. Il refuse la guerre en Irak aux côtés des Américains. Son mandat connait en 2002 une avancée de l'extrémisme (Son adversaire est Le Pen aux élections de 2002). 

Sarkozy (2007- ?) : Il rentre à nouveau dans L'OTAN et aide à la construction européenne aux côtés de la chancelière allemande Merkel. Il lutte contre l'émigration clandestine et veut une Union pour la Méditerranée.

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