Philosophie (suite)

 

Sur la page précédente (philosophie), vous aviez de nombreux thèmes mais il en reste quelques-uns qui sont :

L'histoire

Le bonheur

La politique et la morale

Le juste

L'état de nature

La connaissance du réel

 

* L'histoire

Vient d’historia, la recherche. Discipline, étude, connaissance ou récit concernant le passé des sociétés humaines. C’est un roman vrai.

Il n’y a pas de chronologie mais une logique entre les faits trouvée par l’historien.

Pascal : « Le nez de Cléopâtre eut été plus court, la phase du monde en aurait été changée. »

Mémoire : on est sûr de vivre quand on a vécu. Récit distancié. Un évènement historique est un évènement qu’un historien a déclaré historique. Il faut savoir trier entre les matériaux.

Muthos : mise en intrigue. Permet de postuler qu’un évènement est un nœud dans l’histoire.

Ratio essendi : connaissance au moment de l’évènement. Ratio cognoscendi : connaissance de l’historien. Il faut trouver une bonne distance entre les deux.

Febvre : « Décrire ce qu’on voit, passe encore, voir ce qu’il faut décrire, voilà le plus difficile (…) Si l’on veut, c’est à une question fournir une réponse. Et s’il n’y a pas de question, il n’y a que du néant.

Sciences dures ou exactes : ensemble des sciences formelles (mathématiques) et de la nature (physique, chimie, biologie…)

Sciences molles ou humaines : qui s’attachent à l’humain en tant que personne ou organisation : histoire, ethnologie, sociologie, économie, archéologie…

Les faits pour un scientifique sont le résultat d’une abstraction : temps mécanique.

Les faits pour les historiens existents dans une base spatio-temporelle : temps onthologique (de l'être) car le matériaux est humain.

Science est une puissance de prédictivité. Chez l’historien, on parle plutôt de rétrodiction (revenir en arrière)  car il  trouver une explication là où il n’y pas de cause.

En science, c’est une vérité provisoire (car erreures rectifiées), en histoire, c’est une vérité partielle (pas accès à tout le pas

Hegel : Onthologie théorique. L’histoire est explicable. Principe de raison. Réel rationnel et rationnel réel.

La ruse de la raison : Ce qui s’oppose au réel concourre en fait à son apparition comme la guerre crèe la paix, la force crèe la justice…

Pascal : « L’homme n’ayant pu fortifier la justice a justifier la force »

Il faudrait tout voir dans sa totalité pour comprendre comme un Dieu. On ne voit pas le mouvement global de la Terre et de son histoire. Vision dialectique car le même se rélise par son autre. Donc pas de liberté car aucune contingence. Homme jouet et non sujet de l’histoire.

Aristote : principe de non contradiction : d’une chose, on ne peut affirmer le même et son contraire, dans le même temps et sous le même rapport. »

Leibniz : Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles.

Ficht : Onthologie pratique. Le réel non rationnel, il doit le devenir. L’histoire est maîtrisable. La praxis va au nom d’une morale transcendante, rationaliser ce qui ne l’est pas, sans pour autant anticiper le résultat.

Marx : L’histoire est explicable et en partie maitrisable.

Arendt : Histoire est marquée par le miracle de l’être car elle est toujours surprennante. Inexplicable et non maitrisable. Miracle : ce qui apparaît et qui n’était d’aucune façon anticipable.

 

* Le bonheur :

Bon-heur : bon augurium (présage, chance)

Philosophie antique : but de l’homme est l’atharaxie. Le bonheur est plus long que le plaisir (placere : plaire). Vertu : capacité sous l’horizon de la morale à faire le bien.

Leibniz : le mal est l’ombre du Bien. Un petit mal pour un plus grand bien.

« Que dois-je faire ? », Kant répond : « Fais ce qui te rends digne d'être heureux »

Schopenhauer : prône l’ascétisme, privation, domination de l’esprit sur le corps, inhibitions non excessive des désirs. Abolition de la volonté : la sainteté.

Pascal : il faut se tenir au présent. Les hommes ne sont pas heureux car ils espèrent l’être et ne vivent pas au présent. Enemi du bonheur : l’affairement, l’agitation. Le divertissement est mauvais.

Saint Augustin :  Le bonheur s’acquiert avec l’amour, non de soi, mais des autres et du Christ. Opposition de la cité céleste (amour de Dieu) et cité terrestre (amour propre).

Héraclite : « Si le bonheur résidait dans les plaisirs corporels, on dirait que les bœufs sont heureux lorsqu'ils trouvent du pois chiche à manger. »

Alain : « Le bonheur est une récompense qui vient à ceux qui ne l'ont pas cherché ».

Bachelard : « Pour être heureux, il faut penser au bonheur d'un autre »

Pascal : « Voilà l'état où les Hommes sont aujourd'hui. Il leur reste quelque instinct impuissant du bonheur de leur première nature, et ils sont plongés dans les misères de leur aveuglement et de leur concupiscence, qui est devenue leur seconde nature. »

 

* La politique et la morale :

Elles relèvent du monde humain et du domaine de l’action.

Morale : de moralis, lié au mœurs.

La morale s’occupe de l’individu alors que la politique s’occupe du groupe (polis : cité).

Nous existons sous deux rapports liés par un monde institutionnalisé.

Deleuze : L’institution est un « procédé de satisfaction ».

« Dans un milieu institutionnalisé, le sujet élabore en instituant un monde original entre sa tendance et le milieu extérieur ».

« Moyen de satisfaction artificiel qui transforme la tendance elle-même en l’introduisant dans un milieu nouveau. »

Kant distingue l’usage privé (limité) de la raison : on est alors ministre, porte parole et l’usage public de la raison (sous l’horizon de l’universel).

Alain : « Tout seul, universellement ! »

Schoppenhauer : Le porc épic traite du rapport individu / société. Le porc épic trop éloigné de ses congénères a froid, et trop près d’eux, il se pique !

Anouilh : Antigone est déchirée entre la morale et la loi.

Platon : La morale décide de la politique car elle a accès au Souverain Bien, là d’où tout vient et vers quoi tout tend.

Epicure prône une morale hédoniste, du plaisir et de l’évitement du déplaisir.

Diogène : La morale est l’essentiel, la politique importe peu.  « Tout appartient aux dieux, or les sages sont les amis des dieux et entre amis tout est commun, donc tout appartient aux sages »

Il est cynique car il prône l’anthropophagie, la liberté sexuelle, l’égalité homme/femme l’abandon de la monnaie, de la cité, de l’amour et de la loi …

Habitus : étymologiquement, le latin « habitus » signifie manière d'être. Chez Bourdieu, c'est « une disposition acquise et durable par laquelle le sujet reproduit des conditionnements sociaux en leur faisant subir une transformation. » 

Saint Thomas : Les habitus sont nos passions (l'amour, la haine, la convoitise, la tristesse) guident notre âme vers le pire. On distingue les vertus théologales (la foi, l'espérance, la charité) et les vertus cardinales (la prudence, la justice, la tempérance). En accomplissant la morale, via des devoirs, on atteint de bonheur.

Kant : Le devoir : « La nécessité objective d'une action en vertu de l'obligation s'appelle devoir ». L’intention est priviligiée par rapport au résultat de l’action. Renversement kantien : La morale n’est pas liée au Bien (Platon), car elle serait réservée à une élite (les philosophes qui, seuls, peuvent y accéder), et n’est pas liée au bon (Epicure), car elle serait individuelle et intéressée.

Merleau Ponty : L’homme torturé qui ne dénonce pas ses camarades résistants. Une action morale est une action dans laquelle on se reconnait.

Pascal : Le seul devoir est d’aimer Dieu. « l'Homme sans dieu est dans l'ignorance de tout et dans un malheur inévitable car c'est être malheureux que de vouloir et ne pouvoir. Or il veut être heureux et assuré de quelque vérité. »

D'Alembert : « Ce qui appartient essentiellement et uniquement à la raison, et ce qui en conséquence est uniforme chez tous les peuples, ce sont les devoirs dont nous sommes tenus envers nos semblables. La connaissance de ces devoirs est ce qu'on appelle Morale ». 

Nietzche : La mort de Dieu va engendrer le nihilisme car rejet des valeurs absolues. Tout devient ce qu’il peut devenir, l’existence suit l’essence.

Freud : La sublimation détourne l’aggressivité qui est une nature (différent d’habitude que l’on peut changer) à son profit. « Au commencement, tout est ça, là où est ça, moi doit advenir. » L’enfant est un « pervers polymorphe » qui doit devenir adulte, c'est-à-dire intégrer la loi et le temps ».

* Le juste

Platon : Dans la musique aussi, on parle d’une note juste. Il faut l’unité pour être en accord (accord musical). Une commune : comme un.

« Tu sais mon ami que la loi n’est pas faite pour le bonheur de quelques-uns mais pour le bien de tous, en unissant les citoyens par la persusion ou par la crainte ! »

La justice est donc mieux que la liberté. La démocratie est le pouvoir du gros animal.

Holderlin : « Ce qui a fait de l’état un enfer, c’est de vouloir en faire un paradis ! »

Aristote : La liberté est mieux que justice. Il dénonce la cité de Platon qui tue l’amitié car cela suppose deux individus autonomes et qui se soucient l’un de l’autre.

Pour gouverner, l’homme a besoin d’une vertu qui est la prudence (phronésis) : « disposition pratique accompagnée de règles vraies concernant ce qui est bon et mauvais pour les hommes. »

La législation est un art pour Platon.

 

* L’état de Nature :

An-historique, il n'est pas chronologiquement antérieur à l’état civil.                       

Hobbes (état de nature négatif) : lycanthropie : « l’homme est un loup pour l’homme ». Homo homini lupis. L’homme est un être de désir : deux désirs antagonistes peuvent amener à la mort. L’homme pour sa survie « aliène librement sa liberté » (logique du pire : tout vos mieux que la mort). L’homme pour survivre passe un pacte avec l’état Léviathan et se prive de liberté.

Rousseau : « On ne peut aliéner sa liberté car on ne peut renoncer à sa condition d’homme ! » Ceci conduirait à une déshumanisation. Tous les désirs sont valables, pas de comparaison (qui n’est possible qu’avec le langage). Les volontés individuelles se fondent dans une volonté universelle (comme un point d’une ligne). Il souligne l’intersubjectivité (les hommes sont capables de prendre en compte les désirs des autres).

Machiavel : refus des visions théologiques (dieu) et théléogique (finalité dans la nature). La cité est comme un humain : elle change et meurt. Le prince (souverain) doit donc essayer de la sauvegarder. Virtù est une force de caractère doit être introduite au bon moment (occasio : Kaïros) car la Fortuna détruit tout. Ceci sert à sauvegarder la cité. Il doit y  avoir des tendances opposées entre le prince et le peuple : comme le balancier du funambule. Ceci dans le but de créer un ordre (cosmos).

Saint Augustin : « L’homme est fait d’un bois courbe. » La société lui met un tuteur.

 

* Connaissance du réel :

Kant : Connaître, c’est prouver que quelque chose est réel. Penser, c’est prouver que quelque chose est possible.

Platon : Connaître, c’est « découvrir que la vérité de l’apparence n’est qu’une apparence de vérité. » Savoir, c’est se souvenir de ce que l’on savait (eau de l’oubli du Léthée). Anamnèse et maieutique pour se souvenir (accouchement des âmes).

Descartes : Cogito (je pense donc je suis). Il y a des pensées innées à la naissances.

Leibniz : Vérités actuelles, individuelles, particulières, générales et universelles. L’induction est risquée car on risque de trouver des contre exemples : Nova Zembla, îles où il n’y pas douze heures de jours après douze heures de nuit.

Hume : Transformer la succession en causalité par habitudes : formuler un lien qui n’y est pas naturellement. è Scepticisme ! Montaigne : « Que sais-je ! »

Kant : « La connaissance commence avec l’expéreience mais ne dépend pas de l’expérience. » Le mot calcul signifie petits cailloux, un mètre est à l’origine un pas.

Kant distingue deux sortes de jugements :

-Les jugement d’identité (analytique a priori). Exemple : Une pie est un oiseau ! On le sait avant l’expérience.

-Les jugement de causalité (synthétique a posteriori). Exemple : Cete pie est plus noire que blanche. On le sait après l’expérience.

 

Les mathématiques sont synthétiques a priori. Ceci permet d’avoir a faire des expériences sans arrêt. Il faut faire une révolution copernicienne : Copernic a fait tourner la Terre autour du Soleil au lieu de l’inverse. Il faut donc faire tourner le sujet autour de l’objet pour le connaître. Faire en sorte que l’objet se règle sur notre connaissance. 

 

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