Philosophie

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La conscience

L'inconscient

Le temps

Le langage

La perception

L'imagination

L'art

Le beau

La religion

La métaphysique

Le travail

L'échange

La liberté

La pensée et la vérité

Le désir

Pour les sujets suivants, rendez-vous dans "Philosophie (suite)"

L'histoire, Le juste, L'état de nature, Connaissance du réel

 

 

* La conscience

Cum scientia : avec savoir. C’est vivre et le savoir en même temps.

Trois sortes de conscience :

-Immédiate : conscience de sa relation au monde.

-Réfléchie : conscience de soi-même.

-Morale : elle porte un jugement de valeur sur soi, ses actes et le monde.

La conscience nécéssite la mémoire car malgré notre altération (devenir autre), on se reconnaît comme étant le même.

Descartes : La pensée : « Par le nom de pensée, j’entends tout ce qui se fait en nous, de telle sorte que nous en ayons conscience et pour autant que nous en avons conscience. »

Pascal : « L’homme n’est qu’un roseau, le plus faible de la nature, mais il est un roseau pensant ! » « L’univers me comprend et m’engloutit comme un point, par la pensée je le comprend. »

Sartre : « En me choisissant, je choisis l’Homme. » La conscience doit faire un choix responsable sous l’horizon de l’universel.

L’autre est le médiateur entre moi et moi-même : prise de conscience grâce à l’autre. « L'autre est indispensable à mon existence »

Autrui vient du latin alteri huic : cet autre-ci. Il est donc non anonyme.

Intersubjectivité : reconnaissance que autre et soi sont distincts et ont des intentions et désirs différents. Solipsisme : incapable de reconnaitre l’autre

Husserl : « Toute conscience est conscience de quelque chose ! » : Intentionalité de la conscience.

Hegel : La dialectique du maître et de l’esclave. Après un combat, le maître est celui qui gagne, il choisit la liberté et fait du perdant son esclave qui a choisit la vie. Mais en travaillant, l’esclave va se libérer et devenir indépedant. Comme dans Fin de Partie de Beckett, Hamm (le maître) est dépendant et donc il peut mourir sans son esclave ! L’esclave est donc devenu le maître du maître.

 

* L’inconscient :

Freud « L'Homme n'est pas maître dans sa propre maison »  « Le rêve est la satisfaction déguisée d'un désir refoulé »

 

* Le temps :

Le mot durer vient de durare : durcir.

Altération : devenir autre.

Altérité : devenir un autre.

Accident : ce qui peut apparaître ou disparaître sans que le sujet en soit affecté.

Contingent : Ce qui peut ne pas être.

Nécessaire : Ce qui ne peut pas ne pas être. Déterminisme : pas de liberté.

Possible : Ce qui peut être

Le Destin pour les grecs : avoir une part finie d’un temps infini. Les déesses Moires (moïra) coupent le fil de la vie pour faire mourir l’homme.

St augustin : « Mais d'où vient, par où passe, où va le temps, lorsqu'on le mesure ? D'où vient-il sinon de l'avenir ? Par où passe-t-il sinon par le présent ? Où va-t-il sinon par le passé ? De ce qui n'est pas encore, à travers ce qui est sans étendue, il court vers ce qui n'est plus. »

Bergson distingue deux temps :

-un temps objectif, le temps de la nature.
-un temps subjectif.

Exemple : une heure de cours (objectif) où l’on participe semble passer en une demi heure (subjectif).

C'est le temps subjectif qui correspond à la durée. La durée a quatre caractères :
La continuité, l'indivisibilité, le changement l’imprévisibilité et l’irréversibilité.

Tout n'est pas déterminé à l'avance, c'est une illusion rétrospective qui nous fait croire que le passé rend les évènements nécessaires. Donc possibilité d’une liberté !

Aristote : Le changement : « C’est le genre dont génération, corruption et mouvement sont les espèces. Le mouvement peut s’entendre selon trois catégories : la quantité (accroissement, décroissement), la qualité (altération) et le lieu (translation). »

Pascal : « Nous ne tenons jamais au présent. Nous anticipons l'avenir comme trop lent à venir, comme pour hâter son cours, ou nous rappelons le passé pour l'arrêter comme trop prompt, si imprudents que nous errons dans les temps qui ne sont point nôtres, et ne pensons point au seul qui nous appartient »

 

* Le langage :

Martinet : Le langage : « la faculté qu'ont les hommes de s'entendre au moyen de signes vocaux » Signe : Aliquid stat pro aliquo (Qui montre)

Alain : « Nous allons aux choses armés de signes. »

Hegel : « L'ineffable, c'est la pensée obscure, la pensée à l'état de fermentation, et qui ne devient claire que lorsqu'elle trouve le mot » 

Bergson : On ne peut pas s’attribuer le langage, les mots ne sont pas à nous, pas personnel. Seuls les artistes, peuvent exprimer leurs états d’âmes et leur singularité. « Nous ne voyons pas les choses mêmes ; nous nous bornons, le plus souvent, à lire les étiquettes collées sur elles »

Beckett : "J’utlise les mots que tu m’as appris, s’ils ne veulent plus rien dire, apprends m’en d’autres ou laisse moi me taire ! »

Hegel : « C'est dans les mots que nous pensons » En réalité, la pensée se constitue grâce au mot donc il y a prise de conscience de soi par le langage.

Merleau-Ponty  : « La pensée n'a rien d'intérieur, elle n'existe pas hors du monde des mots »

Rousseau : « Le langage est la peinture de la pensée comme l’écriture est la peinture de la voix. »

Aristote : « Le langage, s’il ne se manifeste pas, n’accomplit pas sa fonction propre. » C’est un langage performatique : dire c’est faire ! Comme dans la psychanalyse qui arrache aux ténèbres. 

* La perception :

Du latin percepto « action de recueillir ».

Molyneux (17ème siècle) : Un aveugle qui distingue des cubes et des sphères par le toucher, distinguerait-il, une fois la vue recouvrée, les mêmes formes seulement par la vue ?

Comment savoir si nos cinq sens détectent le même objet ? Suprématie d’un sens (la vue) ? Sont-ils synthétisés par l’entendement.

Lalande : « L’acte par lequel, organisant ses sensations présentes, les interprêtant et les complètant par de simages et des souvenirs, écartant de lui le plus possibles ses caractères affectifs ou moteurs, l’homme juge distinct de lui. »

Alain  « La perception est déjà une fonction d'entendement »

Husserl : La mémoire : rétention (se souvenir du passé) et protention (prévoir le futur) pour composer un présent ! On se souvient en faisant le tour d’une table que c’est toujours elle !

Descartes  « C'est l'âme qui voit, et non l'œil » Cire de Descartes : esprit qui perçoit !

L’intuition est soit active (Descartes), soit passive (Kant).

 

* L'imagination :

Kant : faculté de shématiser. Shéma : donner une image à un concept.

Descartes : Il est impossible d'imaginer un chiliogone (un polygone de 1000 côtés).

Pour comprendre qu'un morceau de cire, dur le matin et qui a fondu l'après-midi est toujours le même : seul l'entendement peut nous le dire !

Pascal : « Cette pièce maîtresse ennemie de la raison. » « La puissance des mouches, elles empêchent son âme d'agir et mangent son corps." "Chassez cet animal qui tient sa raison en échec. »

Spinoza : L’imagination est experimenta vaga, c'est-à-dire qu’elle n’est qu’errance.

 

* L’art

Du latin ars (« talent, savoir-faire », en grec technê), le terme définit d’abord toute production (poiêsis) humaine, soumise à certaines règle. L'art est artificiel (un artefact, c'est un objet fabriqué par l'homme) différent du naturel.

Hegel Il y a six arts : l'architecture, la sculpture, la peinture, la musique, la danse et la poésie.

 « Du point de vue de la simple imitation, l'art ne pourra jamais rivaliser avec la nature et se donnera l'allure d'un vers rampant derrière un éléphant » Or, l’artiste, pour en être un, doit peindre son intériorité.

Art tend à l’éternel, la technique est quant à elle vouée à l’obsolescence.

Le mot esthétique vient du grec aisthesis (sensations). Une œuvre est donc perçue par les sens.

Kant : « L’art n’est pas la représentation d’une belle chose mais la belle reprrésentation d’une chose. »

Zeuxis et Parrhasios : l’art est une illusion. Ces deux grands peintres de l’Antiquité avaient rivalisé pendant un jour et ils avaient décidé que ce serait la foule qui départagerait les deux œuvres faites en ce temps imparti. Zeuxis avaient peint une corbeille de fruit si réaliste que les oiseaux du ciel s’en approchèrent, il fut déclaré le plus grand peintre. Parrhasios lui demanda tout de même de venir enlver le voile sur sa toile. Il le fit et découvrit que le voile était peint !

Platon : L’art est une copie d’une copie d’un modèle. L’art est donc un messager du réel et du vrai. Quatre arts : pour l’âme : justice et législation. Pour le corps : gymnastique et médecine. Quatre savoir-faire qui sont des contrefaçons : réthorique, sophistique, ésthétique, médecine.

Allégorie de la caverne. Parabole des aveugles de Bruegle (peinture).

Droite segmentée :

     A image                    B objet                          C objet mathématique        D essence, idée

   Conjecture                     Foi                                    dianoétique                   dialectique

 

 


A et B : monde sensible : opinion

C et D : monde intelligible, monde des idées et des essences, épisthémè : Savoir

L’artiste est une âme qui s’est trop abreuvée dans le Léthée (l’eau de l’oubli) car loin de la réalité.

 

Klee : « Imagine que tu soies mort et qu’il te soit permis aprsè un long temps de revenir sur Terre. Tu aperçoies un réverbère et un chien levant la patte, tu sanglotes d’émotion. »

Klee : « L’art ne reproduit pas le visible, il rend visible. »

Valéry dans Cimetière Marin : « J’ai découvert un rythme insistant »

Le rythme ru et thmos (courant de la rivière qui fait un retour en arrière).

Malraux : « L’art est ce par quoi les formes deviennent style. »

Eluard : « Un artiste, c’est celui qui donne à voir. »

Cézanne : « Il faut marier des courbes de femmes aux épaules des montagnes ! »

« Un jaune qui ferait onduler un carré de blé » 

Bazaine : Abtsraire : « Extraire du monde arythmique de l’action des formes capables de se mouvoir rythmiquement. »

Abstraction : « Séparer par la pensée ce qui n’est pas séparable dans la réalité.

Symbole : Fragments d’objet dont la communauté apparaît quand on les rassemble.

Symboliser : Retenir d’un objet sa structure caractéristique et l’identifier dans un milieu différent.

 

* Le beau

Le beau (universel, rapproche des autres) différent de l’agréable (individuel)

Levi Strauss : Des conquistadors en Amérique sont encerclés par des indiens. Ils leur font écouter du Mozart et cela les calme. Le beau est donc universel !

Kant : Les quatre antinomies (paradoxe) du Beau : Satisfaction mais désinteressé, universalité mais sans concept, nécéssité mais subjectivité, finalité mais sans fin.

On distingue deux types de jugement : déterminant (le concept démontre) et réfléchissant (sans concept : c’est beau ! Elevé à l’universel).

D’où vient l’inspiration ? Le génie dans le surréalisme vient de l’inconscient (certains écrivains écrivaient hypnotisés). Le génie peut aussi venir des Muses qui sont les filles de Mnémosyne (Mémoire). L’artiste est alors enthousiaste : plein du dieu.

Mais si l’artiste n’est qu’un messager, il n’y a plus de liberté !

Ce qui est génial doit être libre : novateur, exemplaire, inexplicable.

Picasso romp avec le passé quand il peint les Demoiselles d’Avignon.

Mannet, dans Déjeuner sur l’herbe, peint une prostituée d’un blanc chair que l’on avait jamais vu.

Caillois : « Souvent j’ai travaillé toute la nuit sans qu’à l’aube il ne me soit resté un seul vers. D’autres fois, en temps de plaisir, de paresse et de distraction, mes plus beaux vers son nés sans mon aveu. Pourtant, je n’ai pas maudit le travail et la peine. Je me suis souvenu qu’il était pour l’eau, entre la pluie et la source, un terrible et douteux cheminement. Je n’ai pas dit que j’étais la source, produisant par miracle une eau pure mais mais plutôt comme la terre et l’argile, je filtrais comme l’une, je rassemblais comme l’autre, les vers jaillissaient à la fin. »

 

* La religion :

Durkheim : « Système solidaire de croyances et de pratiques relatives à des choses sacrées, c'est-à-dire séparées et interdites qui unissent en une même communauté morale, appelée Eglise, tous ceux qui adhèrent. »

Walter Otto : Sacré : « Fascinant et terrifiant » (fascinendum et tremendum).

Bergson : « La religion est une réaction défensive de la nature contre le pouvoir dissolvant de l'intelligence. Elle est aussi une réaction défensive contre la représentation, par l'intelligence, de l'inévitabilité de la mort ».

La religion statique est celle « qui est consacrée par la tradition et par le dogme, et representée par les Eglises ».

La religion dynamique « consiste dans l'apport des grands mystiques, des saints, des apôtres, des réformateurs et fondateurs de nouvelles religions ».

Marx : « La religion est le soupir de la créature opprimée (le travailleur), l'âme d'un monde sans cœur, comme elle est l'esprit de conditions sociales d'où l'esprit est exclu. Elle est l'opium du peuple »

Freud : « La religion serait la névrose obsessionnelle universelle de l'humanité ; comme celle de l'enfant, elle dérive du complexe d'Œdipe, des rapports de l'enfant au père. »

 

* La métaphysique

 Descartes : Arbre  de la philosophie : La philosophie serait un arbre dont les racines seraient la métaphysique (Cogito et Dieu), le tronc la physique, et les branches les autres sciences. On distingue trois branches principales : Mécanique, Morale et Médecine.

 

* Le travail :

Il permet la négation d’un milieu donné, du présent. Le désir investit le travail d’une mission : rendre présent l’absent. Dil y a une différence avec l’animal qui, devant la sécheresse, fuira vers un point d’eau éloigné alors que l’homme refuse le donné naturel et veut le transformer car il en a le pouvoir.

La négation dialectique : nier l’être d’un objet pour le penser auytrement (branche = manche de hâche). Négation aussi de son interiorité : distractions, appétits.

Rend possible l’impossible. Travailler, c’est éprouver la résistance de la matière et du temps à son désir. Le travail est donc expressif, on est ce que l’on produit. On parle d’actualisation, de réalisation effective de soi-même. Cela permet donc la conscience.

Poiesis : travail de soi sur l’exterieur : production.

Praxis : travail de sois sur soi. Travail de l’intériorité.

Foccillon : « Au bout du bras l’outil ne contredit pas l’homme. Il n’est pas un crochet de fer vissé à un moignon, entre eux deux, il y a un dieu en cinq personnes. »

Anaxagore : « L’homme est intelligent parce qu’il a des mains. »

Aristote : « Il serait plus exact de dire que l’homme a des mains parce qu’il est intelligent. En effet, la Nature ne fait rien en vain et comme le ferait un homme sage, elle a donné à l’être le plus intelligent, l’outil de loin le plus subtil : la main. Car la main n’est pas simplement un outil mais un outil qui tient de lieu de plusieurs. Il vaut mieux donner des flûtes aux flûtistes que d’apprendre à en jouer à qui en possède. »

Aristote : Automation (automatisation) qui permettrait de supprimer l’esclavage et de libérer l’homme. Réalisé avec le capitalisme avec la machine outil mais l’homme n’apparaît pas plus libre.

Travail amphibolique : libération et aliénation. Il comprend dans son profuit sa capacité, son intelligence, sa liberté. Son produit est universel car tout le monde peut s’en servir ou le reconnaître comme une œuvre humaine.

Marx (c’est cela le travail) : « Dans ma production, je réaliserais mon individualité, ma particularité, j’éprouverai en travaillant, la jouissance d’une manifestation individuelle de ma vie, et, dans la contemplation de l’objet, j’aurais la joie individuelle de reconnaître ma personnalité comme une puissance réelle, concrètement saisissable et échappant à tout doute. » Le travail s’accompagne donc d’une prise de conscience de soi !

Musset : « Jours de travail, seuls jours où j’ai vécu. »

Voltaire : « Le travail éloigne de nous trois grands maux : l’ennui, le vice et le besoin. »

Baudelaire : « À chaque minute, nous sommes écrasés par l’idée et la senastion du temps. Et il n’y a que deux moyens pour échapper à ce cauchemar, le plaisir et le travail. Le plaisir nous use, le travail nous fortifie. Choisissons ! »

Confucius : « Choisissez un travail que vous aimez et vous n’aurez pas travaillé un seul jour de votre vie. »

Kant : « Le travail est l’activité vitale au travailleur, l’expression presonnelle de ses sentiments. »

Le mot travail vient du latin tripalium (torture) différents de loisir (schola) où l’erreur est féconde, gratuité.

 

Mais le désir initial n’est plus qu’un besoin. Si vente de sa force de travail, renonce à son désir. Travail inventer par un autre, pas d’initiative. Décomposition du travail : enchainement de cause à effet : aucune liberté ! Soumis à des ordres, des directives, des quotas. Négation de l’individu : objet.

Le produit profite à un autre. Séparation du manuel et de l’intellectuel. L’homme peut être remplacé par une machine.

Effets positifs : La quantité provoque l’éradication de sfamines… mais la quantité est priviligiée par rapport à la qualité.

Marx (c’est cela le travail dans notre société) : « Mon individualité est aliénée à un degré tel que cette activité m’est un objet de haine, un tourment : c’est un simulacre d’activité, une activité purement forcée, qui m’est imposée par une nécéssité extérieure et contingente, et non par un besoin et une nécésiité intérieurs. »

Ontophagie : manger de l’être (exemple du pain du boulanger).

La société (socium : compagnon, on retrouve le mot pain). Co(m)pain.

Echange du travail contre l’argent est inéquitable !

Marx :  « Mon travail n’est pas ma vie » (vie autophanique (se manifeste par elle-même) réprimée par le travail).

 

* L’échange :

Platon : « La Cité nait donc, à ce que je pense, quand chacun d'entre nous ne peut se suffire mais manque de beaucoup de choses »

Aristote : « L'usage propre d'un soulier est de chausser ; on peut le vendre ou l'échanger pour se procurer de l'argent ou du pain, ou quelque autre chose [...]. Il en va de même des autres choses [...] les hommes en ayant les uns plus, les autres moins qu'il ne leur faut, ce hasard en a amené l'échange » 

 

* La liberté 

Libre arbitre : volonté.

Stoicien : On doit faire coincider nos actes avec le destin, une fois qu’on l’a compris. Seules nos idées sont libres et ne sont soumises qu’à notre seule volonté. Le chien en laisse s’étrangle en allant trop vite ou trop doucement, il doit marcher en même temps que son maûtre (destin).

Epictète : « La liberté consiste à vouloir que les choses arrivent comme elles arrivent et non comme on le voudrait. »

Spinoza : Déterminisme radical. Un criminel ne peut pas être jugé pour son immoralité car il est programmé comme un gros poisson qui mangent les petits. Non responsable de ses actes.

Thomas d’Aquin : Il faut penser l’existence d’un libre arbitre car on choisit entre plusieurs possibles. Donc on est moralement responsable de ses actes. « L'Homme possède le libre-arbitre, ou alors les conseils, les exhortations, les préceptes, les défenses, les récompenses, et les châtiments seraient vains »

Kant Impératif hypothétique, assertorique : seule voie possible nécéssaire vers une seule fin : le bonheur. La fin nécéssaire de l’homme est l’humanité. Impératif catégorique : La fin de l’homme n’est plus d’être heureux mais d’être moral. Action juste, désinteressée qui ne se conforme pas à la loi par peur du châtiment (car ce serait interessé).

Kant : Les trois maximes :

* Universalité : agis toujours de telle façon que la maxime de ton action puisse être érigée en règle universelle de la nature.

* Respect : agis toujours de telle façon que tu puisses traiter l’humanité en ta personne comme dans celle des autres, toujours comme une fin, jamais comme un moyen (i.e : action morale si je n’utilise pas l’autre à mon profit).

* Autonomie : agis toujours de telle façon que tu puisses te considérer à la fois comme législateur et comme sujet, c'est-à-dire des volontés libres et raisonnables.

Vouloir : c’est rompre, commencer et continuer, persévérer. Car ne peut exister ce qui n’a pas continué.

Kant : « Expliquer la liberté, c'est la détruire »

Nietzche : Le gai savoir : « Dieu est mort, ne sommes-nous pas forcés de devenir nous-mêmes des dieux simplement — ne fût-ce que pour paraître dignes d'eux » On peut être libre.


* La pensée  et la vérité :

Lessing : « Pensez faux, s’il vous plait, mais pensez par vous-même. »

Parménide : « Être et penser ne sont qu’une seule et même chose. »

Platon : « La pensée est le dialogue de l’âme avec elle-même. »

Descartes : Dualisme : existence de deux substances : la substance pensée (l’âme) et la substance étendue (le corps).

Substance : ce qui en soi est connu par soi.

Descartes : « Par la raison, on devient maître et possesseur de la nature. »

Descartes : Le doute hyperbolique : Je pensais qu’il fallait que je fisse tout le contraire et que je rejetasse comme absolument faux tout ce en quoi je pourrais imaginer le moindre doute, afin de voir s’il ne restait point, après cela, quelque chose en ma créance, qui fût entièrement indubitable.

Pascal : « Doutera t-il s’il veille, si on le brûle, si on le pince ? »

Leibniz : Le principe de raison : « De tout on peut rendre raison ».

Kant : « La lecture de Hume (empiriste) m’a réveillé de mon sommeil dogmatique. »

La raison peut démontrer deux contraires : a et non-a. Le principe de non contradiction n’est pas respecté par la raison.

Le phénomène est accessible (domaine de l’expérience) alors que le noumène est inaccessible. L’empirisme débouche sur le scepticisme (on ne peut rien savoir).

Selon Kant, on ne peut pas démontrer Dieu (les cent thalers : cent thalers possibles ne valent pas plus que cent thalers réels). Il faut donc abandonner le savoir au profit de la foi.

Epicure : « Les sens sont le critérium de vérité. »

 

* Désir :

Desiderare : désirer en latin. En quête de l’étoile perdue.Platon décrit l'âme comme divisée en trois parties : la raison (logos), le courage (thumos), et le désir (épithumia).

L’âme est une puissance désirante : c’est un mélange d’un mélange. En effet, un jour, le Démiurge mélangea le même et l’autre qu’il remélangea au même, ce qui fit l’âme. Elle est donc désirante car elle est dans la matérialité du devenir ce qui a l’éternité pour modèle. Désir infini car désir de l’infini : tonneau des Danaïdes (tonneau percé que l’on essaie tout de même de remplir).

Platon dans Le Banquet : Eros est fils de Poros (manque) et de Poenia (capacité de le combler). Avant l’homme était une boule androgyne qui a été scindée par Zeus. L’homme est donc toujours en quête de sa « moitié ».

Aristote : Le mot âme vient de anima. Descartes qui pense que l’homme est différent de l’animal, fait dériver le mot âme du mot mens.

Spinoza : Désir est l’essence même de l’être. Le désir n’est pas un manque, il est constitutif de l’être.

Descartes  met en place une

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